Le sceau-cylindre

Le sceau-cylindre d’Ibni-Sharrum (v. 2200 av. J.-C.) est conservé au département des arts orientaux du Musée du Louvre. Ce sceau de 3,9 cm de haut sur 2,6 cm de diamètre porte du scribe du roi Sharkali-Sharri. La pièce se distingue par la finesse des formes incisées sur cette pierre de très petite taille. Dans une composition organisée par une symétrie axiale, le dessin représente deux héros nus, un genou à terre, tenant des vases. De l’eau s’en écoule, où viennent s’abreuver deux bœufs.
Le sceau-cylindre a été taillé dans de la diorite, où les analyses élémentaires ont permis de repérer des traces de pyroxène. La diorite est une pierre particulièrement dure (plus dure que le granite), difficile à travailler et à graver.
Le modèle 3D final a été obtenu par le traitement combiné de multiples données issues de plusieurs procédés d’acquisition (la micro-topographie, la photogrammétrie, la tomographie et l’acquisition en haute définition).

  • La tomographie permet de voir l’intérieur de l’objet mais n’offre aucune information quant à sa texture. La surface du modèle reconstitué par cette technique présente de légères déformations. Deux autres inconvénients sont la grande quantité d’informations à traiter, ainsi que le bruit généré par certaines données.

  • Le relevé topographique permet d’atteindre un très haut degré de précision (jusqu’à un micron). Cette technique ne prend cependant pas en compte la texture. Deux autres inconvénients sont la grande quantité d’informations à traiter, ainsi que le bruit généré par certaines données.

  • La photogrammétrie consiste dans la reconstruction par des algorithmes de calcul des formes en 3D et de la texture, à partir d’une séquence calibrée d’image haute résolution en couleur. Cette technique offre des reconstructions de très grande qualité du point de vue de la texture. Elle renseigne sur la morphologie de la plus grande partie du modèle.

Vue du sceau-cylindre sous MeshLab Vue texturée du sceau-cylindre sous Meshlab

Vue en 3D du sceau-cylindre